20/3/13

Jacques Derrida, lecteur de Marx

Hervé Touboul

C’est une tâche risquée, mais je remercie vivement les organisateurs de ce séminaire: Isabelle Garo, Jean-Numa Ducange et Jean Salem, de me permettre de courir ce risque, que de prendre pour thème Derrida lisant Marx. Tâche risquée, cela pour au moins pour trois raisons:
1/ L’œuvre de Derrida est récente, et nous n’avons pas encore sur elle un recul nécessaire à la lecture, recul qui permet de voir comment cette œuvre, en quelque sorte, et c’est là déjà rentrer quelque peu en elle, diffère d’elle-même.
2/ La deuxième raison est l’abondance de cette œuvre, elle semble relever quasiment d’un infini de titres, au vrai quasiment impossible à englober – mais n’est-ce pas aussi son jeu ?

Contro il pessimismo (degli ‘intellettuali’)

Fabio Frosini

I marxisti hanno interpretato la propria tradizione, finora, con il linguaggio della vulgata o con le raffinatezze del più dotto accademismo. Ai «nuovi marxisti» si richiede invece di far progredire la ricerca (come ricerca sulle cose) impiegando – se possibile – una lingua scarna e largamente accessibile: recuperando – per così dire – alcuni pregi di chiarezza didascalica che furono del vituperato diamat sovietico, senza ripeterne gli schematismi ideologici; o, se si preferisce, assimilando la virtù stilistica della cultura anglosassone, senza ricadere nelle angustie della visione empiristica1.1. 'Contro il pessimismo'. Così titolava Antonio Gramsci l’editoriale pubblicato in grande evidenza nel secondo numero del rinato “L’Ordine Nuovo”. Era il 15 marzo 1924.

A função do direito e as dinâmicas do poder na análise gramsciana do fascismo e do comunismo soviético

Entre superação do parlamentarismo e lutas sociais

Fabio Frosini
Tradução de Massimo Sciarretta

Nesse artigo enfocaremos a questão de como Gramsci, analisando a realidade contemporânea a ele, pensa o nexo entre o parlamentarismo, a sua crise, e o conflito social. Nessa reconstrução, as questões em pauta são, pelo menos, três: a) os acontecimentos contemporâneos (da época dele), avaliados e comentados por Gramsci; b) a relação recíproca entre as categorias de direito, poder e conflito (o que põe um problema teórico concernente à reelaboração do materialismo histórico nos Quaderni del carcere); c) as grandes tendências que se desenham,

Actualité d’Antonio Gramsci

François Dietrich

Antonio Gramsci, co-fondateur du Parti communiste italien (PCI), animateur du journal 1'Ordine Nuovo et du mouvement des comités d'usines autogestionnaires de Turin en 1921, marxiste brillant qui aborda de multiples questions théoriques essentielles dans ses "Cahiers de prison", reste plus que jamais d'actualité. Souvent récupérée et détournée, tant par le stalinisme que par le réformisme (politique ou académicien), sa pensée et son apport au marxisme-révolutionnaire mérite d'être restitué dans toute sa richesse et sa force subversive, c'est à dire critique et révolutionnaire. Nous avons choisis d'aborder ici son apport au niveau de la nécessité d'une stratégie d'hégémonie du prolétariat (pour favoriser la rupture révolutionnaire dans les pays capitalistes avancés) ainsi que la question de l'autogestion.

«Transformation» / Antonio Gramsci & Karl Polanyi

Karl Polanyi
Walter Baie 
  • «Il peut être exclu que les crises éco­no­miques de l’immédiat puissent en­gen­drer d’elles mêmes des évé­ne­ments d’importance fon­da­men­tale ; elles ne peuvent que pré­parer le ter­rain pour la pro­pagation de cer­tains nou­veaux usages, fon­da­men­ta­le­ment sou­lever, re­ma­nier, ré­soudre et pro­mou­voir le dé­ve­lop­pe­ment des ques­tions es­sen­tielles por­tant sur la vie politique.» An­tonio Gramsci
Les gens sé­rieux com­prennent bien que nous ne sommes pas vrai­ment face à une crise de la conjonc­ture éco­no­mique ty­pique de l’histoire du capita­lisme, ni à une crise por­tant sur la ré­gu­la­tion ca­pi­ta­liste. Il s’agit plutôt d’une crise por­tant at­teinte au ré­gime d’accumulation ca­pi­ta­liste ainsi qu’à son sys­tème po­li­tique et in­ter­na­tional ; c’est donc une crise systémique.

La si­tua­tion est éga­le­ment pré­caire pour les élites di­ri­geantes.