22/10/10

Le casse-tête sahraoui / Il rompicapo saharawi


En “Marochebdo” se ha publicado un extenso artículo sobre la "independencia" del Sáhara Occidental. Un texto interesante por varias razones: en primer lugar, por su propia publicación, que viene a romper el silencio sobre la realidad saharaui, que vive su propia “Intifada”; la segunda es que el escrito es complicado y poco claro, pero que al mismo tiempo es un esfuerzo evidente para evidenciarla problemática del “orden público”, sin mostrarlo; el tercero, reconoce el derecho a expresar la posición de la independencia mientras no se perturbe el “orden público”. Por supuesto, no dice nada sobre el hecho de que la represión por parte de las fuerzas de seguridad marroquíes contra las manifestaciones, son totalmente “pacíficas”, y que las penas impuestas a docenas de saharauis son por delitos de opinión. Así que lo consideramos un texto lleno de contradicciones y falsedades, pero mantiene su propio interés. Ofrecemos, además del texto original en francés, seguidamente una traducción en lengua italiana:
Omar Montilla

Le casse-tête sahraoui

Conflict. Qui sont ceux qui véhiculent les idées séparatistes au Sahara et par quels moyens et comment les pouvoirs publics y font face?

Mustapha Sehimi

Ainsi, elle a poussé à initier un processus de démocratisation mettant fin à une situation d’exception de fait, liée aux secousses de 1971 et de 1972 ainsi qu’aux menées subversives du printemps de 1973 du segment radical de l’ex-UNFP, tendance Fqih Basri, aidé et soutenu par l’Algérie. Pour mobiliser les forces vives de la Nation, il fallait en effet leur permettre d’exercer leurs activités au grand jour, d’où la levée des mesures restrictives de toutes sortes qui les frappaient alors. Leur concours était d’autant plus nécessaire qu’elles étaient les héritières –à un titre ou à un autre– du Mouvement national, qui avait été au premier rang de la lutte pour l’indépendance sous l’égide du défunt Roi S.M Mohammed V.

Avec le Sahara, n’était-ce pas, en effet, la continuation de la décolonisation pour le recouvrement de la souveraineté, de l’indépendance et de l’unité territoriale du Royaume? Dans le même temps, la monarchie élargissait ses soutiens à ces partis, mais plus encore, elle ressourçait sa légitimité populaire avec l’historique Marche Verte du 6 novembre 1975.

Equation sécuritaire

Globalement, tout de même, l’équation dominante restait sécuritaire. D’abord, parce que la stabilisation politique et l’intégration de l’opposition –surtout l’USFP– n’étaient pas assurées; des spasmes continuant encore à contrarier ce processus, ensuite parce que le regretté Hassan II, plutôt tenant d’un pouvoir sans partage, entendait garder la haute main sur ce dossier –s’il attachait du prix au soutien des partis issus du Mouvement national, il n’entendait pas pour autant les associer de plain-pied au processus de décision ni à ses diverses modalités de déploiement à l’international. Et il aura fallu du temps pour qu’un consensus national existant sur la marocanité des provinces méridionales se traduise également dans l’approche et la gestion diplomatique, le principe d’un référendum admis en juin 1981 à Nairobi ayant été à l’époque fortement contesté par la direction de l’USFP, avec à sa tête Abderrahim Bouabid.

La démocratisation ne pouvait, dans ce contexte-là, qu’être encadrée et même corsetée, d’où des élections régulées suivant des “quotas” négociés ou octroyés, le primat étant accordé officiellement à une cause nationale prioritaire reléguant au deuxième rang l’expression de la plénitude du pluralisme démocratique. Autant de facteurs qui ne pouvaient que pousser à l’extension du champ des attributions du ministère de l’Intérieur, maître d’œuvre tant de la gestion de la politique que de celle du Sahara –un couplage à base autoritaire et sécuritaire devenu pratiquement le pan dominant de la vie nationale.

Projet démocratique

Avec le nouveau Règne, l’état des lieux présentait donc au départ un tableau contraignant et préoccupant. Par son ferme projet démocratique, S.M Mohammed VI entendait bien sortir de cette équation fermée jugée au surplus contreproductive. Dès septembre 1999, le nouveau Souverain se trouve confronté à des émeutes à caractère “social”: 24 jeunes Sahraouis sont arrêtés et 14 d’entre eux condamnés à des peines d’un mois à 15 ans de prison. Fallait-il fermer les yeux et ne pas réprimer, comme l’ont soutenu de belles âmes bien-pensantes en invoquant l’exercice des libertés? En tout cas, le tout-puissant ministre de l’Intérieur, Driss Basri, est limogé quelques semaines plus tard, le 9 novembre 1999, une décision qui marque bien qu’une page est tournée dans le sens d’une “rupture” avec une certaine forme de la politique et qui se veut marquée du sceau d’un “nouveau concept d’autorité”.

Depuis une dizaine d’années, c’est une longue série de faits d’agitation qui doit être mise en relief: ils sont devenus une composante à part entière de la politique nationale déclinée dans les provinces sahariennes. Le 17 novembre 2001, c’est une nouvelle situation de crise devant le siège de la wilaya de Smara: 27 manifestants sont blessés, une soixantaine de personnes sont arrêtées et 14 d’entre elles traduites en justice et condamnées à des peines allant de six mois à deux ans d’emprisonnement. Les mots d’ordre de départ du sit-in portaient sur l’emploi et des aides au transport, mais il tourne ensuite au saccage…

Agitateurs séparatistes

De 21 au 25 mai 2005, c’est un autre sit-in qui dégénère en prenant prétexte du transfert d’un certain Waddi Hamed Mahmoud Ben Mohamed Ben Ali de la prison de Laâyoune à celle d’Aït Melloul, aux environ d’Agadir. Il avait été arrêté comme délinquant de droit commun pour ivresse publique, transport et trafic de drogue et le voilà qui est présenté par les agitateurs séparatistes comme un “militant indépendantiste Sahraoui”. Ses “sympathisants” organisent des manifestations qui s’étendent également à Smara et Dakhla, les heurts avec les forces de l’ordre se soldent par une trentaine d’interpellations et une cinquantaine de blessés, le drapeau marocain est même brûlé, les trois responsables de cet acte sont condamnés à des peines de prison de 15 à 20 ans.

Le 30 octobre 2005, un jeune employé de l’Entraide nationale, Hamdi Lambarki Salek Mahjoub, décède après avoir été battu par des agents du Groupe urbain de Sécurité (GUS) lors d’un défilé qui avait tourné à l’émeute. Ce décès relance les manifestations et voit le Polisario en faire un martyr –une école est ainsi baptisée à son nom à Tindouf. C’est dans cette même localité du sud algérien et dans les camps de proximité de Lahmada qu’un groupuscule dirigé par Ali Salem Tamek séjourne. Tamek? Un parcours d’un individu avec ses sinuosités et son reniement.

Graine de trahison

Un Sahraoui? Il est né à Assa-Zag, une localité dans le Maroc non contesté. Un homme porteur plutôt de la graine de la trahison, en 1993, il avait tenté de pénétrer clandestinement en Algérie. Condamné puis gracié, il récidive dans ses menées subversives et se voit de nouveau condamné, fin août 2002, pour atteinte à la sûreté de l’Etat –il bénéfice de nouveau d’une grâce royale le 7 janvier 2004 avec des dizaines d’autres détenus. Ses comparses –Ahmed Nassiri, Brahim Dahane, Rachid Sghaïr, Degja Lechagr et Salah Loubeihi– sont interpellés avec lui, le 8 octobre 2009, à leur retour d’Alger. Ils ont été inculpés et écroués pour le chef d’intelligence avec une puissance étrangère. Le tribunal permanent des FAR s’est déclaré non compétent voici trois semaines, et c’est la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca qui a été saisie cette fois pour statuer, dès le vendredi 15 octobre 2010, sur la qualification d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

Ces épisodes, parmi tant d’autres de même facture, traduisent bien les manœuvres continues des activistes séparatistes dans les provinces sahariennes récupérées. Qui sont-ils et quels sont leurs moyens d’action et leurs accointances? Aujourd’hui, on est face à une revendication politique séparatiste. Ce sont des ennemis qui se sont clairement identifiés comme une minorité qui se présente comme victime de la répression et de la persécution de l’Etat marocain et qui en appelle à la protection internationale.

On vient encore d’avoir l’illustration de cette posture dans la lettre en date du 22 septembre 2010 adressée par trois détenus –Ali Salem Tamek, Brahim Dahan et Ahmed Naceri– à la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, pour leur libération et pour la violation des droits de l’Homme dont ils seraient victimes en prison depuis un an. Les uns et les autres se présentent comme des défenseurs du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination réprimés à raison de leur statut de militants des droits de l’Homme.

Nouveaux chevaux de bataille

Les problèmes sociaux qui avaient été le premier vecteur de l’agitation des séparatistes sont désormais surclassés par deux nouveaux chevaux de bataille, à savoir les libertés et leur prolongement dans la revendication indépendantiste. Tout un dispositif a été ainsi mis sur pied dans cette optique, il s’articule autour d’associations multiples: “Association des victimes des atteintes aux droits de l’Homme commises par l’Etat marocain au Sahara occidental”, regroupant notamment des anciens détenus d’Agdz et de Qalaât Meggouna; la Commission initiée par Mohamed Dadach, qui revendique le “droit à militer pour l’indépendance du Sahara à l’intérieur du Maroc”; le “Forum pour la protection des enfants Sahraouis”, membre de la CODESA et de l’AMDH (Laâyoune) et tant d’autres comités locaux et étrangers, ces derniers se réclamant des mêmes slogans droits-de-l’hommistes et assimilés tant en Espagne, en France, que dans d’autres latitudes occidentales ou autres.

Ces “activistes”, qui sont-ils au fait? Ils seraient une cinquantaine formant le noyau dur de l’agitation. Ils sont formés d’anciens détenus pour la plupart d’entre eux, avec des figures de proue médiatisées comme Mohamed Dadach, Ali Salem Tamek et, depuis la fin de 2009, Aminatou Haïdar. Celle-ci, on s’en souvient, s’était distinguée en étant refoulée à l’aéroport de Laâyoune pour avoir inscrit sur la fiche de police de débarquement la nationalité “sahraouie”.

Relais de propagande

Ce réseau bénéficie de complicités d’hommes et de femmes sur le terrain qui organisent, ameutent, fédèrent, mais qui ne s’exposent pas sur le devant de la scène -une organisation pratiquement clandestine, identifiée pourtant par les services de sécurité, mais qui ne peut être interpellée ni arrêtée faute de preuves tangibles. Il faut également mentionner la forte présence d’étudiants sahraouis dans les campus de Rabat, Marrakech et Agadir, dont certains constituent véritablement un relais de la propagande séparatiste au Maroc, organisant des manifestations de soutien et multipliant les communiqués au moindre incident dans les provinces sahariennes.

Rien d’étonnant que dans la littérature indépendantiste, ces campus soient présentés comme des “positions” ou des “avant-postes universitaires”. Quelques dizaines de ces étudiants constituent le vecteur activiste, la majorité restant peu politisée et plutôt sensible à la dureté des conditions matérielles et sociales.

Les supports de la propagande séparatiste sont de divers ordres. En premier lieu, la prolifération des cybercafés dans toutes les localités des provinces du Sud nourrit l’information, la consultation des pages de la SPS, l’agence de presse du Polisario. En deuxième lieu, la station de Radio Polisario est bien brouillée à Laâyoune, mais elle est accessible à une vingtaine de kilomètres de cette ville et elle se distingue par le souci de raviver les liens d’attachement entre les familles de part et d’autre. En troisième lieu, un responsable du Polisario réside à Las Palmas et entretient les contacts avec les cellules “activistes” dans les provinces sahariennes. Enfin, il faut faire une mention particulière des téléphones GSM permettant de transmettre des photos en live lors des manifestations ainsi qu’à des téléphones satellitaires.

Au total, une logistique de subversion entre les mains de structures téléguidées à partir de Tindouf et des services secrets du DRS (Département du renseignement et de la sécurité algérien) du général Tewfik Médiène et ce suivant un agenda diplomatique offrant à leurs yeux des opportunités de médiatisation.

Tel est à grands traits l’état des lieux. De quoi constituer un casse-tête pour le Maroc confronté au jour le jour à des menées continues se déployant sous de multiples formes. Le credo de principe est –et reste- la préservation de l’ordre public. Le Souverain est, on le sait, extrêmement sourcilleux à cet égard: rien ne sera toléré qui puisse y porter atteinte.

Ordre public

Des voix, ici et là, incriminent ce qu’elles appellent la “dérive sécuritaire” en oubliant allègrement que la première responsabilité de l’État est de préserver la paix civile, la quiétude des citoyens et la protection de leurs biens et ce dans le cadre de l’État de droit et du principe de légalité.

Ce même droit régit également la protection et la garantie des droits et libertés. Or, militer pour le séparatisme et l’indépendantisme est–ce exercer le droit à la liberté d’expression?

La politique de l’Etat paraît accepter cette expression, à condition qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public.

Aucun État de droit ne peut, en effet, tolérer que, sous couvert de cette même liberté, puissent être menées des actions mettant en cause les attributions régaliennes de sécurité qui sont les siennes. Tous les manquements ne peuvent qu’être sanctionnés par la justice. En France –avec les nationalistes corses– ou en Espagne - avec les séparatistes de l’ETA–, telle est la règle: l’expression politique est permise mais son prolongement en actes opérationnels (saccages, attentats…) subit les rigueurs de la loi.

Position confortable

En termes diplomatiques, la position du Royaume est confortable aujourd’hui. Avec sa proposition d’autonomie dans les provinces sahariennes présentée en avril 2007 devant le Conseil de Sécurité –un projet jugé crédible et sérieux par cette instance onusienne et soutenue par les puissances influentes dans le monde, il a enregistré de grandes avancées confortant ses positions sur la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale.

Qu’un Sahraoui comme Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police du Polisario –libéré à Tindouf mais pas encore libre…- adhère à cette proposition d’autonomie témoigne de l’infléchissement que connaît désormais ce mouvement séparatistes. Que le Conseil de Sécurité ne retienne pas l’extension du mandat de la MINURSO aux droits humains –comme le voulait le Polisario- illustre également des nouvelles données du dossier. Le cap est fixé et il faut gérer au mieux la complexité de l’affaire du Sahara dans la perspective de son unique dénouement tel que proposé, sur la base d’un règlement négocié, par le Maroc.


Il rompicapo saharawi

Mustapha Sehimi

Dopo una riunione coi suoi consiglieri, alla fine degli anni 1960, il fu S.M. Hassan II aveva fatto questa previsione: "La causa del Sahara resterà aperta per venti o trent’anni, bisogna prepararsi..." Più di tre decenni dopo, bisogna constatare che questo dossier è sempre al primo posto della vita politica nazionale. Vale a dire che è strutturale - come si dice oggi - e che come tale definisce praticamente l'articolazione e perfino la fisiologia della dialettica nazionale, sia all'interno che all'estero.

Bisogna ricordare, per cominciare, che dal 1974-75, la questione del Sahara ha avuto un peso preponderante, provocando diverse conseguenze.

Una è stata l'avvio del processo di democratizzazione, che ha posto fine allo stato di emergenza imposto dopo le rivolte del 1971 e del 1972 e in conseguenza degli intrighi sovversivi della primavera del 1973 da parte del settore radicale dell'ex UNFP, tendenza Fqih Basri, aiutato e sostenuto dall'Algeria. In effetti, per mobilitare le forze vive della Nazione, bisognava permettere loro di operare alla luce del sole, di qui la soppressione di ogni misura restrittiva nei loro confronti. D'altronde il loro concorso era necessario dal momento che si trattava delle eredi - in un modo o nell'altro - del Movimento nazionale che era stato in prima linea nella lotta per l'indipendenza sotto l'egida del defunto re S.M. Mohammed V.

Il Sahara infatti non era forse la prosecuzione del processo di decolonizzazione, attraverso la riconquista della sovranità, della indipendenza e dell'unità territoriale del regno? La Monarchia nello stesso tempo elargiva il proprio sostegno a questi partiti, ma più ancora restaurava la propria legittimità popolare con la storica Marcia Verde del 6 novembre 1975.

Approccio securitario

In linea generale, comunque, l'approccio dominante restava quello legato alla sicurezza. Prima di tutto perché la stabilità politica e l'integrazione delle opposizioni - soprattutto dell'USFP - non erano così sicure e continuavano a manifestarsi forze contrarie a questo processo, poi perché il compianto Hassan II, piuttosto incline a un potere senza condivisioni, intendeva mantenere sotto il suo personale controllo questo dossier - se infatti teneva al sostegno dei partiti nati dal Movimento nazionale, non aveva peraltro alcuna intenzione di associarli su di un piano di parità al processo decisionale, né alle strategie di azione sul piano internazionale. E c'è voluto del tempo perché il consenso nazionale esistente intorno al tema della marocchinità delle province meridionali si traducesse in un eguale consenso verso l'approccio e la gestione diplomatica del dossier, come dimostrato dalla forte contrarietà manifestata dalla direzione dell'USFP, guidato da Abderrahim Bouabid, contro il principio del referendum che era stato approvato nel giugno 1981 a Nairobi.

La democratizzazione non poteva, in un simile contesto, che essere inquadrata e anche delimitata, di qui la previsione di elezioni regolate secondo “quote” negoziate o accordate, giacché la priorità era quella della causa nazionale, relegando solo in seconda posizione la piena espressione del pluralismo democratico. Se questa era la linea, non poteva che estendersi il campo di attribuzioni del ministero dell’interno, in quanto responsabile della gestione tanto della politica che del Sahara – un accoppiamento di stampo autoritario e securitario diventato praticamente la faccia dominante della vita nazionale.

Progetto democrático

Col nuovo Regno, lo stato delle cose presentava dunque all’inizio un quadro impegnativo e preoccupante. Fermo fautore di un progetto democratico, S.M. Mohammed VI intendeva venir fuori da questo circolo chiuso, considerato inoltre controproducente. Fin dal settembre 1999, il nuovo Sovrano si è trovato di fronte a manifestazioni a carattere sociale: 24 giovani Saharawi sono stati arrestati e 14 di loro condannati a pene che andavano da 1 mese a 15 anni di prigione. Bisognava chiudere gli occhi e astenersi dal reprimere, come hanno sostenuto le anime belle benpensanti che invocato il pieno esercizio delle libertà? In ogni caso il potentissimo ministro dell’interno Driss Basri venne silurato qualche settimana dopo, il 9 novembre 1999, una decisione che ha ben dimostrato che si era voltato pagina nel senso di una “rottura” con una certa forma della politica e che voleva segnalare la nascita di un “nuovo concetto di autorità”.

I dieci anni successivi sono stati segnati da una lunga serie di agitazioni: esse sono diventate una componente a pieno titolo della politica nazionale nelle province saharaiane. Il 17 novembre 2001 scoppia una nuova situazione di crisi davanti alla sede della wilaya di Smara: 27 manifestanti sono feriti, una sessantina di persone vengono arrestate e 14 di esse processate e condannate a pene che vanno dai sei mesi ai due anni di prigione. Le parole d’ordine con le quali il sit-in è cominciato riguardavano i temi del lavoro e dei trasporti, ma la manifestazione è degenerata presto in saccheggio…

Agitatori separatisti

Dal 21 al 25 maggio 2005 si registra un altro sit-in che degenera. Esso aveva preso spunto dal trasferimento di un certo Waddi Hamed Mahmoud Ben Mohamed Ben Ali dalla prigione di Laayoune a quella di Ait Melloul, nei dintorni di Agadir. Era stato arrestato come un delinquente di diritto comune per ubriachezza in pubblico, trasporto e traffico di droga ed ecco che viene presentato dagli agitatori separatisti come un “militante indipendentista Saharawi”. I suoi “simpatizzanti” hanno organizzato manifestazioni simultanee tra Smara e Dakhla, gli scontri con le forze dell’ordine si sono chiusi con una trentina di denunce ed una cinquantina di feriti, la bandiera marocchina è stata addirittura bruciata, i tre responsabili di questi atto sono stati condannati a pene dai 15 ai 20 anni di prigione.

Il 30 ottobre 2005, un giovane impiegato della Sicurezza Sociale, Hamdi Lambarki Salek Mahjoub, muore dopo essere stato picchiato da agenti del Gruppo urbano di sicurezza (GUS), nel corso di una manifestazione che era degenerata in sommossa. Questa morte rilancia le manifestazioni e il Polisario ne fa un martire – una scuola viene intitolata a lui a Tindouf. E’ in questa stessa località del Sud Algerino e nei campi vicini a Lahmada, che un gruppuscolo diretto da Ali Salem Tamek soggiorna. Tamek? Un percorso individuale fatto di sinuosità e contraddizioni.

Seme di tradimento

Un Saharawi? E’ nato a Assa-Zag, una località del Marocco non contestato. Dunque è più che altro un traditore; nel 1993 tenta di entrare clandestinamente in Algeria. Condannato, poi graziato, recidiva nella sua condotta sovversiva ed è nuovamente condannato, a fine agosto 2002, per attentato alla sicurezza dello Stato – beneficia nuovamente della grazia reale il 7 gennaio 2004 insieme a decine d’altri detenuti. Le sue comparse – Ahmed Nassiri, Brahim Dahane, Rachid Sghair, Degja Lechagr e Salah Loubeihi – sono arrestati, insieme a lui, l’8 ottobre 2009. Vengono incriminati e imprigionati per intelligenza con una potenza straniera. Il tribunale permanente delle Forze Armate Reali si è dichiarato incompetente tre settimane fa, e sarà la Chambre criminelle della Corte d’Appello di Casablanca a giudicare, da venerdì 15 ottobre 2010, sulla ipotesi di reato di attentato alla sicurezza interna dello Stato.

Questi episodi, tra tanti altri, rendono bene l’idea delle manovre continue degli attivisti separatisti nelle province saharaiane recuperate. Chi sono e come operano e di quali appoggi godono? Attualmente siamo di fronte ad una rivendicazione politica separatista. Si tratta di nemici che si sono chiaramente identificati come una minoranza che si presenta come vittima della repressione e della persecuzione dello Stato marocchino e che chiede aiuto alla comunità internazionale.

Si può rinvenire l’illustrazione di tale posizione nella lettera del 22 settembre 2010 indirizzata da tre detenuti – Ali Salem Tamek, Brahim Dahan e Ahmed Naciri – alla segretaria di Stato USA, Hillary Clinton, a proposito della loro liberazione e della violazione dei diritti umani della quale sarebbero vittime, stando in prigione da un anno. Essi si presentano come difensori del diritto del popolo saharawi all’autodeterminazione e come vittime della repressione in quanto militanti per i diritti umani.

Nuovo cavallo di battaglia

I problemi sociali che erano stati i primi temi dell’agitazione dei separatisti sono stati oramai surclassati da nuovi cavalli di battaglia, quali quelli delle libertà e della rivendicazione indipendentista. E’ stato costruito in questa ottica tutto un dispositivo, articolato intorno a diverse associazioni: “Associations des victimes des atteints aux droits de l’ Homme commises par l’Etat marocain au Sahara Occidental”, che raggruppa soprattutto ex detenuti di Agdz e di Qalaat Meggouna; La Commissione avviata da Mohamed Dadach, che rivendica il diritto a militare per l’indipendenza del Sahara all’interno del Marocco”; il “Forum pour la protection des enfants saharaouis”, membro della Codesa e dell’AMDH (Laayoune) e tanti altri comitati locali e stranieri, questi ultimi definendosi anch’essi associazioni per la difesa dei diritti dell’uomo, sia in Spagna che in Francia, che in altre latitudini occidentali e altrove.

Questi “attivisti” chi sono in effetti? Sarebbero una cinquantina di persone che costituiscono il nocciolo duro dell’agitazione. Sono composti da ex detenuti nella maggior parte, qualche personaggio molto noto come Mohamed Dadach, Ali Salem Tamek e, dalla fine del 2009, Aminatou haidar. Quest’ultima, si ricorda, si è fatta conoscere quando è stata respinta all’aeroporto di Laayoune per avere scritto sulla scheda della polizia di frontiera la nazionalità “saharawi”.

Rete di propaganda

Questa rete beneficia della complicità di uomini e donne sul territorio che organizzano, aizzano, federano senza però esporsi – una organizzazione praticamente clandestina, tuttavia identificata dai servizi di sicurezza, ma che non può essere perseguita né arrestata in mancanza di prove tangibili. Bisogna anche ricordare la forte presenza di studenti saharawi nei campus di Rabat, Marrakech e Agadir, alcuni dei quali formano un vero e proprio centro di propaganda separatista, organizzano delle manifestazioni di sostegno e divulgano la notizia anche del minimo incidente nelle province saharaiane.

Non stupisce dunque che nella letteratura indipendentista questi campus siano presentati come “postazioni” o “avamposti universitari”. I militanti attivi sono solo una decina, la maggioranza degli studenti restando poco politicizzata e sensibile piuttosto alle difficoltà delle condizioni materiali e sociali.

I supporti della propaganda separatista sono di diverso tipo. In primo luogo, la proliferazione dei cybercaffé in tutte le località delle province del Sud consente l’informazione, la consultazione delle pagine web della SPS, l’agenzia di stampa del Polisario. In secondo luogo, la stazione di Radio Polisario è bene oscurata a Laayoune, ma è raggiungibile ad una ventina di chilometri da questa città e opera per tenere vivi i legami tra le famiglie divise da una parte e dell’altra. In terzo luogo, un responsabile del Polisario risiede a Las Palmas e intrattiene contatti con le cellule attiviste nelle province saharawi. Infine bisogna fare un cenno particolare ai telefoni GSM che permettono di trasmettere foto durante le manifestazioni ed ai telefoni satellitari.

In totale, una logistica di sovversione nelle mani di strutture teleguidate da Tindouf e dai Servizi segreti del DRS (Département du reinsegnement et de la sécurité algérien) del generale Tewfik Médiène, che segue un’agenda diplomatica che sfrutta ogni opportunità di mediatizzazione.

Questo, a grandi tratti, è lo stato delle cose. Sufficiente a costituire un rompicapo per il Marocco, costretto a confrontarsi ogni giorno con trame continue che si manifestano in diverse forme. Il credo di principio è – e resta – la tutela dell’ordine pubblico. Il Sovrano è, si sa, estremamente puntiglioso su questo punto; niente sarà tollerato che possa creare disordine.

Ordine pubblico

Voci qui e là criticano ciò che chiamano “deriva securitaria”, dimenticando allegramente che la prima responsabilità dello Stato è di preservare la pace civile, la tranquillità dei cittadini e la protezione dei loro beni e ciò nell’ambito dello Stato di diritto e del principio di legalità.

Il diritto disciplina altresì la protezione e la garanzia dei diritti di libertà. Ora, militare per il separatismo e l’indipendentismo è esercitare il diritto alla libertà di espressione? La politica dello Stato sembra accettare questa espressione, a condizione che essa non comporti un turbamento dell’ordine pubblico. Nessuno Stato di diritto può infatti tollerare che, sotto l’ombrello di questa libertà, possano essere messe in atto azioni che pongano in discussione le attribuzioni regali di sicurezza che le sono proprie. Ogni trasgressione deve essere sanzionata dalla Giustizia. In Francia – coi nazionalisti corsi – o in Spagna – con i separatisti dell’ETA -, questa è la regola: l’espressione politica è permessa ma ogni deriva (saccheggi, attentati…) subisce i rigori della legge.

Posizione confortevole

In termini diplomatici la posizione del Regno è confortevole oggi. Con la sua proposta di autonomia nelle province saharawi presentata nell’aprile 2007 al Consiglio di Sicurezza – un progetto giudicato credibile e serio da questo organismo dell’ONU e sostenuto dalla potenze influenti del mondo – ha guadagnato parecchi punti, consolidando le sue posizioni sulla sovranità, indipendenza e integrità territoriale.

Che un Saharawi come Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, ispettore generale della polizia del Polisario – liberato a Tindouf ma non ancora libero… - abbia aderito a questa proposta di autonomia testimonia dei cambiamenti in corso nel movimento separatista. Che il Consiglio di Sicurezza non prenda in considerazione l’estensione del mandato della MINURSO al controllo del rispetto dei diritti umani – come voleva il Polisario – fornisce nuovi dati sul dossier.

La rotta è fissata e bisogna gestire al meglio la complessità dell’affaire del Sahara nella prospettiva dell’unico esito possibile, che è quello proposto, sulla base di un regolamento negoziato, dal Marocco.

Fuente: http://www.ossin.org/marocco/marochebdo-separatisti-saharawi-marocco.html